Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 00:14
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Court mais précis. Radical et un rien ridicule, soyons honnête. Spartacus vient de se décrucifier au profit d'une sombre donzelle en pleine crise mystique. Souhaitons-luy bien du plaisir, à cet asticot mal embouché - dont j'étais résolue de me séparer, n'eût été sa sortie de jeu tout à fait primaire. Mais qu'était-on en droit d'attendre d'un gros paysan de son acabit ?

Il apparaît décidément que rien ne me fera défaut, pourvu que je le veuille avec un tant soit peu de conviction. Depuis jeudi dernier, je tournais et je retournais la question : l'économie réalisée sur le poste cosmétique justifiait-elle que Jones et ma pomme vénale nous fassions des reproches muets ?

Sans aucun doute la réponse est « non ». Aussi n'est-ce pas sans un certain désespoir teinté de soulagement que je vis se dénouer les liens qui m'assujettissaient à cet énergumène mal élevé et mal dégrossi. Soulagement, car je n'ai que peu de goût pour la sub-culture du petit peuple à peine sorti de l'étable. Et désespoir car il restait bien entendu, dans tout ce fatras d'entraves, de fort douloureuses connexions à certain Pangolin Majuscule dont je ferais mieux de ne plus parler, si seulement j'avais quelque suite dans mes faibles résolutions d'ivrogne indécrottable. Or il est vrai qu'en l'occurrence, le vieil adage du « qui a bu, boira » prend pour ma pomme un sens très brutal. Le jour de la sérénité est encore très hypothétiquement loin, en ce qui me concerne.

Or quoiqu'il en soit, soit.

Le champ libre se déroule, tel un pad de tir réaffecté à qui voudra bien s'en servir. Deux options dûment armées se présentent. De l'une, dont je sortis non sans mal avant Jones, qu'il me faudrait sans doute embrasser si j'avais conservé quelque courage. Mais il est vrai que depuis le coup des schrapnels, j'ai développé une trouille indigne de ma pathétique personne - et que je me fis un malin plaisir à déguiser en une espèce de Pangolinade Crânement Assumée et Délibérément Pervertie. « Si c'est ainsy qu'il faut l'encaisser, ce n'est pas ainsy que je l'accueillerai, foy de Mata ». Puéril ? Peut-être. Mais la sortie d'impasse justifie tous les moyens...

De l'autre, dont je n'eus jamais ni le goût ni l'envie, tant il est vrai que l'habileté n'est qu'un outil alors que l'art est une voie offerte, faut-il davantage envisager les tenants et les aboutissants ? Faire feu de tout bois n'implique pas forcément qu'il faille incendier trois cents hectares de chêne-liège. Surtout qu'après le Blitz, l'état du patrimoine forestier devrait raisonnablement mener à un tantinet de reboisement. La Terre Brûlée sur des ruines fumantes ? Il m'est avys que ce serait beaucoup de Napalm pour pas grand-chose, en définitive.

Alors quoi ?

Soit. Puisqu'il faut Luy écrire, écrivons. Qu'aurais-je à perdre, à dire vrai, que je n'aie déjà perdu pour y survivre malgré mes pires auspices ? Si je Luy donnais la chance et le choix qu'Il n'a jamais eus, qui peut prédire ce qu'il adviendrait ? Certainement pas moy ...

Amen.
Par MS - Publié dans : The Mata Story
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